
The end of the year. Tough year. It's time to end this era of pain and else, and to begin a new one, with the strenght I learnt since years now.
Time to change, to move and to finally... be.
End of an era. time 19:15:37pm
Beginning of an era. time 19:15:59pm
(cover for annihilation 3, by gabrielle dell'otto)

Alors ça y est, le temps est venu...? pourquoi y mettre un point d'interrogation alors que la réponse est déjà là. le temps EST là. aussi vrai qu'il pleut dehors. ironie du sors ? sûrement vu que je ne crois plus au hasard.
après 3 ans, le temps est venu de nous dire adieu, de te voir disparaître de ma vie comme moi de la tienne. ces dernières semaines m'ont été éprouvantes, et je ne peux vivre dans l'idée de te voir partir, de plus en plus, sans qu'il ne me reste une place à tes côtés autre que celle de l'homme de l'ombre, celui que l'on ne voit qu'en secret, une heur un midi, quelques heures un week-end quand l'homme officiel est absent. ne pas le dire, toujours me cacher, et ainsi ne pouvoir me donner plus alors que je ne demande rien d'autre qu'une place officielle, dans la liste des invités.
peut-être ne suis-je plus intéressant, drôle ou si charmant comme tu pouvais encore me le témoigner pourtant il y a si peu de temps. mais alors, tout cela est parti ? vraiment. un week-end douloureux pour moi, un appel à envoyer, un retour qui ne rentrera pas. pas même le lundi qui suivra, le coup de fil ne s'est pas entendre, et les jours qui suivront resteront de marbre aussi. un mail en retour un jour, m'expliquant clairement que finalement avec ou sans moi cela ne change rien désormais, que je ne manquerai pas, que ce que l'on a partagé, amis, amants, sourires et autres ne comptent plus aujourd'hui. que tout cela est loin pour toi, toi qui a trouvé chaussure à ton pied, moi qui vient encore de me planter.
cette amitié serait morte un soir, pour qu'au réveil tu ne te souviennes plus de moi ? que mon quota de sympathie se soit envolé, véritable pied de nez à tes mots prononcés ? je ne peux que m'y résoudre, et les jours qui passent, ton silence, arrogant, me montrent que l'inéluctable est finalement bien arrivé. tu m'adorais paraît-il, enfin tu me le disais, je te rétorquais que tu me quitterai, que tu m'oublierai, que tu m'abandonnerai, et finalement, c'est arrivé, là, maintenant. tu me disais vouloir faire encore tellement de choses avec moi, ces cinés, expos et concerts, je ne sais plus, mais nous n'en avons pas fait une seule depuis son arrivée. j'ai été relégué, et la place m'aura été dérobé. d'autres sont arrivés, plus intéressants, forcément, je n'ai que 30 ans, célibataire, sans enfants. que puis-je vous apporter à vous deux, couple parents, cotoyant d'autre même type de gens ? dérisoire. je suis devenu rasoir.
le temps de l'adieu est donc là, même pas la possibilité de te croiser, une dernière fois, te voir et te parler, essayer de sauver ce qu'il y avait, mais je me bats contre un moulin à vent, tu me montres que tu n'en as plus envie, sinon tes signes de vie seraient toujours là, au moins un de temps en temps, là, je n'entends que les volets battants.. je regarde parfois ce téléphone, comme si il allait sonner, mais rien, plus rien ne le fait vibrer de ton côté, le silence, je dois commencer l'errance, à moins de tomber en pleine démence.
mal, si mal au dedans, de te voir partir, comme ça, sans un regard, un mot, comme si tu t'en fous, non pas comme si, tu t'en fous, c'est ce qui fait encore plus mal. te voir aujourd'hui si pédante, si sûre de toi, froide à mon égard, distante, ne plus hésiter à me rentrer dedans, tu sais que l'autre t'attend et te soutiendra, chose que tu n'aurai jamais osé faire avant, et tu fais comme si cela avait toujours été.. je pourrai presque en rire si cela ne m'avait pas blessé. moi. te souviens-tu de moi seulement ? celui qui était là, durant 3 ans. tout ce qui nous a uni, déchiré, tout ce que l'on a traversé, vécu, tout ces mots que l'on s'est dit en se quittant, se rendre heureux, mais rester là pour l'autre, toujours, on s'aimait tant, cela a disparu dès lors que tu l'as croisé, les belles paroles se sont envolées, et dire que tu te voulait rassurante, osant m'y faire croire, moi doutant, mais finalement près à le vivre ainsi, et aujourd'hui tu me dis "sors de ma vie"...
silences.
quel choix me reste-t'il aujourd'hui ? je ne peux plus te voir, ou seulement quand il n'est pas là, et cela est rare. qu'arrivera-t'il lorsque vous partirez sous le même toit, définitivement ? au-revoir ? je ne peux vivre ça, tu me blesses assez déjà, de me considérer comme le mendiant, le répugnant, pourquoi m'y avoir fait croire si ce n'est pour te servir de moi pour contrer ta solitude, me savoir là, à tout moment, même si absent, et maintenant, plus besoin.. ? je ne vois rien d'autre, et je t'en veux pour ça. je te faisais confiance, comme tu me le demandais, où est passée la mienne . . ?
haine.
alors silence, je ne peux te voir, tout se termine donc ainsi, en silence, sans mots sans regards, sans un dernier rire partagé, tu me fais un croche-pied, je me retourne et m'en vais, je te regrette amèrement, car j'aurai aimé partagé, encore, comme on se le disait, nos vies à nous rendre heureux. à nous voir heureux, ensemble chacun de son côté, je ne le verrai pas. l'adieu est là. tu m'as fait mal une dernière fois, le seuil m'est atteint, je ne le comprendrai pas.
adieu "petite soeur".

qui es-tu toi pour venir m'inonder de la sorte en si peu de temps ? à peine quelques heures, deux regards qui se croisent et stoppent l'un sur l'autre, des paroles qui se surprennent à sortir avec autant de facilité, ces peaux qui se cherchent, et se trouvent, ses musiques qui nous unissent, d'où sors-tu d'une longue absence, toi que je n'avais jamais vu ?

que faut-il faire pour un mot. que doit-on faire pour le mériter. un simple mot. un mot simple. merci.
faire ce que je peux. essayer. me botter le cul. ne pas être trop égoïste. donner aussi. le malaise est des deux côtés. souffrir mais vouloir s'en sortir. n'avoir pas la même souffrance. demander quelque chose qui paraît anodin, quelque chose qui ne semble pas demander beaucoup. qui semblait si facile il y a peu. un texte à envoyer. un texte qui touche. qui m'a touché. qu'elle devait me donner après me l'avoir lu, loin, en février. le texte. LE texte. les mots qui ont fait mouche. ceux qui ont ravivé la flamme et qui me montraient pourquoi je revenais. besoin de les lire, d'avoir ce texte, cette partie de moi que je n'ai jamais entendu avant ou après. un seul instant. besoin pour me deuil, avoir la preuve que je n'ai pas fait ça pour rien, qu'il y avait bien un enjeu sérieux, des projets, que je n'ai pas tout inventé moi-même. impossible. pour le moment. cela lui fait mal. de se replonger dedans, car elle veut l'édulcorer, une partie ne me concernant pas et donc non lue car écrite après, et un peu avant. cornélien. me faire souffrir de l'attendre ce texte ou te faire souffrir. prendre sur moi. une nouvelle fois. ne pas comprendre tout à fait, essayer en tout cas de le voir par ses yeux. alors après l'avoir demandé, puis redemandé, puis redemandé. je lui dis ok, marque une pause si tu ne peux le faire tout de suite.
mon deuil attendra donc..
mais pas un mot, pas un merci pour ça. regret de l'avoir dit finalement. ne vois-tu pas que je prends sur moi pour t'éviter une nouvelle fois d'avoir mal puisque tu me dis en souffrir de t'y replonger. mais ne vois-tu pas que je souffre de ne pas l'avoir. le temps était de ton côté avant, tu ne l'as pas fait, il ne l'est qu'encore moins après. à part patienter je ne peux rien faire de ce côté-ci de la barrière. que dois-je endurer encore pour que tu comprennes... ? cherches-tu à ce que je me lasse de toi. que je t'en veuille au point de plus pouvoir te pardonner ces simples gestes, ces petites choses qu'il t'est - semble-t'il - devenu tellement difficile de faire ? saches que tu prends le risque de ne plus me voir. du tout. car mon pardon s'il est encore vivace ne saurait patienter éternellement, je ne suis pas un asgardien...
un simple mot, un mot simple, merci..
ne plus lâcher la bride. tenir ferme. recommencer à se trouver. commencer à se refaire plaisir. déjà chez soit. se faire une peau neuve et construire sa défense à nouveau, perdue dans les dernières semaines.
c'est bon de se retrouver.
c'est bon de te retrouver cuirasse.
faire briller les épines pour ne plus s'exposer. endosser le casque pour ne plus ressentir les failles. afficher le rouge pour prévenir de l'instabilité et du degré de tranquilité dont j'ai besoin, attention, animal dangereux.
ne pas se fermer, juste se renfermer, un moment, pour se trouver en soit, caché au fond de tout ce remue-ménage, tout ce bordel, trouver la main à secourir, la mienne, tapie aux tréfonds. devenir limite schizo à se tutoyer soit-même, mais je prends soin de moi. à nouveau. ça a commencé.
Voilà. c'est fini. se retrouver dans un café. conversation lancée. malaise. malaises. continuer. ne pas sombrer. garder la tête ouverte. garder son calme. parler. écouter. broncher mais ne pas grogner. expliquer. accepter. rétorquer. comprendre. patience.
départ du café. déjeuner. chez elle. conversations autres. se détendre. un peu. faire comme si. ne pas y arriver. de son côté. coup de fil. avoir mal d'entendre les mots. qui ne m'ont jamais concerné. différents. oui. on est différents lui et moi. bouffée d'air. moi le chieur. l'amant de rêve. l'amour traumatique. le copain en or. parler. se blesser. écouter. s'entendre. se faire sortir les vers du nez. en pleurer. des deux côtés. parler. comprendre. choix impossible. perdant. gagnant. féminin ou masculin. s'éloigner. cracher sa valda pour savoir ce qui se passera. garantie sans SAV. tenir l'un à l'autre. ne plus réussir à se le montrer. se heurter. se rassurer. avouer nos craintes. les miennes. voir l'avenir. ne plus comprendre. toujours là ? pourquoi s'en aller dans ce cas ? parce que ça ne passe pas. on se fait mal. je souffre. je souffre aussi de ta non-présence. pire encore. jalousie et ce que tu y voudras. ne plus se voir. c'est lâché. décision. sans remède à cette maladie. s'oublier. torture de ne plus s'appeler ni se voir. ne plus rien savoir. ne plus rien avoir. l'un de l'autre. hurler sa douleur. ne pas cacher son malaise/mal-être face à la situation, merdique, dans laquelle on se retrouve. comprendre que c'est fini, pour de bon, qu'il n'y aura pas de retour. et que le temps va s'écouler doucement dans les prochaines semaines. fin du rêve et des croyances du on ne se séparera jamais, tu es bien trop important pour moi... mais voilà tu n'y arrives pas, à concilier soit-disant ta sincérité et ton naturel, ou peut-être que tu n'assumes pas pleinement de revoir ton ex en cachette, même si il n'y rien de malhonnête là-dedans... triste de faire ce constat, que finalement tu ne tiens pas que ça à moi, qu'un effort t'es impossible, je sens ma colère monter désormais, colère de te voir me demander de te laisser, pour aller bien, toi et moi, et me faire croire que l'on se retrouvera mieux après, mais je sais déjà l'avenir dans ces cas-là, on ne revit jamais en arrière, les personnes/choses que l'on sort de nos vies se font remplacer, et le passé demeure ce qu'il est, du passé. je ne crois pas à l'avenir dans ce genre de cas, je n'en ai aucune preuve qu'il fonctionne, mon expérience me l'a montré, depuis mes 16 ans, pourquoi y croirai-je aujourd'hui, mes espoirs sont morts depuis longtemps, les gens qui se séparent ne se revoient plus, ils ne font que se croiser, comme des fantômes, lors d'une soirée avec beaucoup de monde. on sortira des banalités sur ce que nos vies sont devenues entre-temps, on se dira même à bientôt, c'était trop sympa de te revoir, mais les téléphones resteront éteints. je connais la chanson. si l'impulsion n'était pas là aujourd'hui, elle ne le sera pas plus demain..
c'est un adieu, même pas un au-revoir, tu lâches des larmes sur le port de ta porte, me serre fort dans tes bras, mais plus rien n'y fera, tu me brises le cœur une nouvelle fois, celui qui t'a tant aimé, en ami, amant et amoureux. le tiercé ne prend plus, je dois sortir de ta vie. je buvais tes mots malgré mon rejet de ne plus y croire, tout ceci n'était pas faisable, mais tu y mettais tellement du tien que je finissais par y croire... et aujourd'hui.. je me prends le retour dans la tronche, la porte qui se ferme, les yeux qui se brouillent d'avoir pleuré de nous voir séparer. croire en l'avenir après ça. que les meilleurs amis du monde ne peuvent réussir à rester proches, dans le pire des cas, au pire moment pour l'un et au meilleur pour l'autre. tu n'es plus seule, tu peux avoir confiance, tu as quelqu'un près de toi désormais. moi je me retrouve seul, à ne plus pouvoir me confier à qui que ce soit, face à moi-même, simplement. ne plus compter sur personne, ils ne viendront pas pour me soutenir un soir, c'est dans le besoin que l'on se rend compte de ses amis, les miens n'ont pas tant de valeur que ça finalement... et ça fait bien mal de le voir aujourd'hui.
devoir affronter ce moment douloureux, seul, et loin de toi qui plus est, qui me changeait les idées, tes conversations et tes opinions, si enivrant, intéressants, curieux, tout cela disparaît.. ta simple présence, un jour ou un autre.. tout cela disparaît.. s'affronter soi-même désormais, et seul pour se changer les idées. se poser. réfléchir, se comprendre, apprendre à vivre ainsi, arrêter d'espérer, tuer ses illusions, tout cela ne fait finalement que se rendre malade plus qu'autre chose. se bâtir sa cuirasse et méditer pour s'en sortir et pour le reste...
tu me manques déjà. me couper un bras. perdre racine, ces échanges et ton sourire, ton rire et tes goûts, dire adieu à tout cela... et je devrai positiver...
monde de merde.

après la tristesse et son moment passé encore il y a peu, la colère prend sa place. enfin. colère de l'incompréhension. colère de s'être cru précieux. important. mais personne ne l'est dans ces moments-là. personne ne l'est plus. pas moi. l'ex. impossible. deux entités qui se séparent, s'aiment encore, mais savent qu'elles le font pour se rendre heureux. séparément car ensemble impossible.
s'aider. entre-temps. replonger une nuit. s'en mordre les doigts le lendemain mais tenir bon. se sentir fort. aider l'autre. la soutenir. ne pas lui montrer de peurs ou de rage. rester tel que j'étais. essayer. y parvenir. se sentir bien. répondre à ses appels et la rassurer. la voir quand elle le demandait. répondre à ses mails. tard le soir. bribes de conversations. se faire sourire. en rire. se rassurer encore. la revoir car elle le voulait. la soutenir. croiser la route d'une fille. qui plaît. me plaît. sortir les soirs. rentrer tard. son regard. le mien. mais être toujours là pour eo' si elle appelait, était en crise de jalousie malgré ce qu'on savait. ne pas l'abandonner. jamais. parler. parler de cette fille. se disputer. comprendre qu'elle n'est pas prète pour ça. trop tôt. en rajouter des caisses pour me le faire comprendre.
me demander l'impossible. mais respecter sa douleur. l'aimer encore peut-être. la respecter surtout. renoncer à son bonheur. s'en ordre les doigts le soir. le lendemain. et les semaines qui suivront. être là pour elle. la soutenir. jusqu'au bout. le bout ? elle me le plante dans le dos. en profiter de son côté. ne pas se l'interdir. ne pas en parler non plus tout de suite. attendre d'être sûre d'elle. de lui surtout. garder une carte en main. l'avoir compris désormais. s'en mordre les doigts. depuis cette annonce. annoncée de manière dégueulasse. blessante. simple pourtant de l'avoir fait autrement. non. plus maintenant.
la voir se sentir forte. la voir le savoir. se voir descendre en bas. la voir me regarder d'en haut. avec dédain. détachement. se moquer. m'enfoncer. ne faire aucun effort. ou si peu. glisser sur la pente des au-revoir soudains. des inutiles du jour et de demain. la voir s'éloigner. me faire comprendre qu'elle ne se retournera pas. savoir si je suis ou pas. me faire disparaître. hurler que je ne comprends plus. que ce jeu est triste. me faire passer pour un dingue. m'ignorer. me rappeler quand elle a besoin. m'ignorer quand j'ai besoin. ne plus me rappeler le lendemain. ni le surlendemain. nouvelles du nord. froid dehors. chercher l'abri. l'hiver sera rude. elle devient dure. colérique. sans émotions à mon égard. me protéger. m'ouvrir. me refermer. perdre pieds.
se sentir seul. abandonné. même si je comprends. la voir s'éloigner. me faire comprendre que je ne vivrai que dans l'ombre. car impossible de le croiser. avoir trop donné. pour en voir un autre ramasser. et s'éloigner. laisser monter sa rage. libérer sa colère. incompréhensions. des deux côtés. plus facile du mien. logique. je suis moi. l'encourager malgré ça. s'en reprendre d'autres par-dessus. haïr. laisser monter. se relever. rappeler. revoir. non. oui. si. finalement non. oui en fait. pas prévoir. jamais. plus jamais. ça ne changera pas. c'est comme ça. me dit-elle. s'éloigner. se revoir ou pas. après. après quoi. perdre ma place. la laisser la remplir. me perdre. ne plus se voir. souffrir. souffrir d'aimer. de ne plus aimer. de ne plus être. être. loin. proches. identique. en retard. important. désuet. colère. tristesse. rage. haine. pleurs. mais colère encore. ne plus lâcher. laisser monter. monter. se préparer. refermer les cœurs. planter le décor. les cuirasses. les épines. pas touche. ne plus s'approcher. souffrir. en souffrir. aider ma colère. ma colère m'aidera.
c'était pourtant si simple. ne rien avoir dit. pour ne pas avoir à le montrer. avoir dit. et ne pas/plus le montrer. perdre pieds. gagner son écorce. se venger. en sourire. rire de l'avoir imaginer. se trouver au-dessus de ça. au-dessus d'elle. rester le même. qu'elle ne m'abîme pas. plus. laisser monter. je finirai bien par y arriver.
Une semaine. à peine. quelques jours. parti à la campagne me reposer, essayer de me ressourcer, de reprendre vie, de laisser couler. mais tout me rattrape. et ma mère qui s'emmêle. la veille du départ. me rafraîchir la mémoire sur qui je suis pour elle. sur ce que je fais de ma vie. sur ce que j'arrive à en faire. pour elle ? rien. je gâche mes chances, ma vie. elle avait rencontré eowyn une fois. et elle lui avait plu. rien d'étonnant, tout allait (presque) bien entre nous. elle a su marquer les esprits. aussi rapide qu'ils fussent. bref, ça m'a pas franchement aidé.
me lever en pensant à elle, ne pas passer à autre chose de la journée. pendant 4 jours. sensés me reposer. impossible. rien ne lâche. comme si il fallait régler ça au plus vite. mais je déguste. je m'en mange plein la gueule. tout simplement. mon esprit ne décolle plus, ne s'éprend plus de rien, subit, encore et encore, à ne pas en dormir des nuits, à ne rien éprouver d'autre qu'une tristesse sans relâche, jamais coupée, sans pause.
je rentrais aujourd'hui. curieux de savoir si elle était parti finalement à un rendez-vous important, boulot, j'appelle, elle est dans le métro, me dit à dans 10 minutes. j'en laisse 20, je rappelle, elle peut pas elle rentre en rendez-vous, elle me dit à tout à l'heure au téléphone. je patiente, je rentre enfin chez moi après avoir galéré dans les embouteillages des taxis. je rappelle, répondeur. répondeur encore. je prends mon mal en patience. mal. oui. mal de ne pas l'entendre malgré tout ça. envie de l'avoir au téléphone un peu, ou de la voir un moment, même court. se contenter des miettes. il ne reste que ça. mendier. mais même ça, ça ne marche pas. elle ne rappellera pas. elle enverra un simple mail, de 3 lignes, me disant qu'elle n'a pas le temps aujourd'hui pour un café et manifestement pas non plus pour me le dire par téléphone. l'ordi n'était pas branché. j'ai donc rappelé ne voyant pas de nouvelles de sa part. elle me dit de regarder mes mails, la voie lointaine, ailleurs, et je commence à lui expliquer que j'aimerai la voir. aujourd'hui donc pas possible, l'autre est revenu, donc il reprend sa place, place que j'ai pu "remplir" la semaine dernière où elle n'allait pas et où il n'était pas là. le Absalom est toujours bien dans ces moments-là, il dit jamais non, il sert encore un peu donc. mais aujourd'hui, il n'a plus sa place.
elle me propose demain midi pour déjeuner. je lui rappelle qu'elle m'avait dit, elle, la semaine dernière, qu'elle irait faire les magasins avec moi vu que je pensais changer de look, et bien besoin de son oeil là-dessus, elle qui sait me mettre en valeur. oublié. je ne suis même plus étonné, juste dépité. elle me dit qu'elle doit voir un de ses potes, tombé malade plus tôt qui du coup part vendredi ou je ne sis pas quand, et donc seulement possible de le voir demain avant son retour. bye-bye shopping. elle me dit qu'on peut finalement se retrouver demain matin, dans mon café fétiche, mais dans son quartier, à l'autre, celui dont je ne peux dire le nom. mon café. mon café fétiche. elle me nargue, me montre qu'elle n'a cure de ma souffrance vis-à-vis de ça, qu'elle s'en fout, ne s'en préoccupe pas. elle sait que je n'ai pas le choix si je veux la voir un peu. elle sait que je dois accepter ça, de souffrir d'être là-bas, de les imaginer à chaque coin de rue, à s'embrasser ou se tenir la main, à dîner, dans un quartier que j'avais fait mien depuis mon arrivée à paris. que je lui ai fait découvrir. qu'elle a appris à aimer. et qu'elle s'accapare désormais car il vit là-bas. je répugne à y retourner mais j'ai trop mal de ne pas la voir. amour de merde. tripes de merde. je me hais pour ça. de devoir m'aviliser pour si peu. me contenter de ça. passer une journée ensemble ? ah non, elle a d'autres choses à faire, pleins, elle me case quand elle peut, veut, je ne peux pas prévoir à l'avance, les week-ends sont désormais proscrits, les soirées également, ça ne laisse pas beaucoup de place, de choix, je ne peux que subir, jamais décidé sans en souffrir. dire non, va te faire foutre, je t'emmerde ou quelque chose du genre. et pourtant ça bouillonne à l'intérieure. je sens que ça commence à venir. enfin.
fini sur une engueulade. un "tu me fais chier de sa part. peut-être qu'on devrait tout simplement arrêter de se voir un moment, et après on verra. si ça ne te convient pas c'est comme ça parce que moi je ne changerai pas". discours qu'elle ne me tenait pas il y a encore si peu. j'étais soit-disant important. quelqu'un qu'elle "aimait", puis qu'elle appréciait énormément, mais quelqu'un de précieux, etc. etc. etc. et là, après quelques jours, après son retour, je disparais, je ne suis plus que l'homme de l'ombre, celui qu'on ne voit qu'une fois de temps en temps, en coup de vent toujours, et ne jamais rien prévoir. jamais. me montrer que plus rien ne la touche de mon côté, qu'un appel à l'aide un soir ou un après-midi ne lui importe plus, oh mon portable était sur silencieux, ou je me suis dit que ça allait mieux aujourd'hui, qu'hier c'était hier.. l'aurait-elle vérifié ? non. cela ne la touche plus. elle me montre que je ne suis plus grand chose, que la porte est grande ouverte, que la fin est proche, et qu'elle ne tardera plus à me jeter dehors comme un malpropre. étonnant. après tout ce que l'on a vécu. toutes les difficultés de nos vies, de ce que nous avons vécu chacun de notre côté, tout ce que l'on s'est apporté, ce que l'on a traversé, et ses mots, tout s'efface, en quelques jours, quelques phrases, blessantes, attitude de dédain, je deviens insignifiant.
je n'attends qu'une chose, la fin. j'attends ma colère. celle qui ne laissera rien derrière. vouloir en profiter jusqu'au bout, avant l'orage, la tempête, pour à mon tour ne plus rien ressentir pour elle, plus rien. monte monte monte. mais ne retombe pas. je ne ferai pas parti du harem des ex qu'elle traîne en le niant.
j'attends la fin. celle qui m'en sauvera. duchesse avait raison finalement. si elle tombe amoureuse à nouveau, elle me laisserait tomber, sans états d'âme, sans un regard pour voir si je suis ou si je vais bien, elle ne se retournera pas. je ne pouvais la croire. pas avec ce que l'on avait vécu. je comprends seulement maintenant que duchesse voulait me sauver et non me faire du mal..

Incompréhensions. encore. j'explique pourtant ce qui me blesse, mais chaque phrase est prise comme une agression. ne plus savoir où donner de la tête, ne plus savoir quoi répondre par peur d'une nouvelle agression quand bien même elle n'en serait pas une.
fuck.
ça ne paraît pas si compliqué pourtant. surtout quand une semaine plus tôt tout allait dans ce sens. depuis ? impossible. forcément. elle est en position de force et 1) oublie bien vite comment elle était il y a peu 2) me voir la ramène à ça justement. solutions simples : aucun contact ou un minimum avec toujours ce ton si brutal au téléphone et les leçons de morale. son nuage lui fait oublier bien vite ce qui se passait une semaine plus tôt. je n'en reviens pas, je ne comprends pas même comment on peut agir de la sorte. et pourtant je persiste à vouloir la voir.
vouloir la voir ne me donnera que des frustrations car je n'aurai plus ce que j'avais. elle peut rester sur la défensive autant qu'elle le veut elle n'a plus rien à perdre de mon côté donc elle se lâche, me fait comprendre comme elle est forte et décidée mais elle n'arrivera pas à me faire croire qu'elle l'a toujours été, du jour au lendemain, comme ça parce que son éducation est faite ainsi. je cite. elle qui inventait tout et n'importe quoi pour ne serait-ce qu'avoir un mot de moi, que je lui donnai en toute connaissance de cause et parce que je prenais soin d'elle malgré nos distances. oublié tout ça. je ne suis qu'un chien que l'on met désormais à la niche ou dehors parce qu'il mouille le parquet ou demande à manger. l'animal de compagnie n'est plus utile pour divertir semble-t'il. et le chien ne veut plus être un chien, laisser libre court à son côté félin, se laisser reprendre le dessus, hérisser le poil.
se refaire les crocs, apprendre à mordre et à griffer si le territoire est menacé, laisser du temps, ne plus se laisser maîtriser, ne plus se laisser approcher pour une caresse de damoclès, garder sa rage un moment, le temps de se rassasier, le temps qu'il faut, pour panser les plaies, et s'assagir, s'apaiser sciemment, mais avant, ne plus se contrôler, laisser tout sortir, hurlant, lâcher les rugissements, cracher sur la main tendue qui cache le bâton,
jusqu'à en faire abstraction, oublier.
l'oublier.
au-revoir "petite sœur".

samedi 15 septembre.
il est 18h09. j'émerge à peine. une soirée la veille avec des collègues de clopes dans un resto-bar habituel. passer la soirée à nous payer des bières et des cocktails. je ne sais même plus ce que j'ai pris. les discussions allaient bon train, j'ai même souris, un moment, avant de replonger dans la vodka servie là devant moi.
La soirée se finit tard, je rentre en taxi avec duchesse, pas raisonnable de prendre la voiture. et pour aller où ? je ne sais même plus où j'habite, je me sens tomber, bercer par les lumières de la ville et des voitures autour. froid, chaud. bourré. complètement. duchesse me parle, essaye en tout cas, mais rien de personnel, mes mots ne sortent plus, j'attends d'arriver, besoin d'air, de tomber.
la semaine a été horrible, je ne trouve plus de mots pour la définir. je rencontrais quelqu'un après ma séparation d'avec eowyn, je reprenais enfin goût à la vie, soignant mes blessures, mes attentes disparues. mais elle revenait. à la charge. presque tous les jours. textos, mails, coups de fil, moue pour me montrer à quel point elle souffrait de notre séparation. une demande de sortie par-ci, une autre de dîner maison par-là. nous étions si proches encore,
et l'on s'était promis de prendre soin l'un de l'autre. et puis le jour est arrivé. je me sentais bien, et cette fille en face de moi qui me montrait que elle aussi, qu'on se plaisait, qu'on voulait se découvrir, continuer à sortir, impossible de s'en passer désormais et toujours ses sourires, partagés, ses yeux qui pétillent, ce corps qui m'appelait, qui dansait pour moi, je reprenais vie, j'avais oublié le reste, tout.
Eowyn m'appelait un soir donc, pour nous voir, sa voix tremblante, hésitante, besoin de me voir, pas bien, évidemment que je venais, évidemment, vu ce qu'on avait été, ce qu'on désirait rester, prendre soin l'un de l'autre. et les discussions partaient, pudiques presque, et le moment arriva. scène de jalousie, intense, sur cette nouvelle venue dans ma vie. questions, allusions, reproches, et puis la demande, ne pas tomber amoureux, pas maintenant, trop tôt, ça lui ferait mal, trop mal me fait-elle comprendre, m'imaginer moi, avec une autre, en train de faire l'amour, de partager tout ce que nous avions, être heureux aussi peut-être. jalousie malsaine. culpabilité malsaine. jouer sur les mots pour s'en sortir tête haute. oser demander l'impossible. critiquer pour enfoncer. sans connaître. refuser l'évidence. mais me le dire quand-même. en raison de ce que nous avions. savoir que je suis comme ça, et en abuser, montrer sa souffrance pour obtenir de moi l'impossible. l'impossible. et pourtant. je suis comme ça. prendre soin. me sacrifier. parce que je suis comme ça et qu'elle m'avait tant apporté, que l'on s'était dit tant de choses, que ça ferait mal de la voir mal, même si je trouvais enfin le bonheur, une chance de l'avoir, à quelques centimètres de le toucher...
Renoncer au bonheur personnel. demande inhumaine, mais quand on la voit tel qu'elle le demande, mal, si mal, qu'on se remémore le moment où elle pétait les plombs au téléphone en février, nous qui nous étions si apporté... on s'encourageait à trouver le bonheur,
car on se disait qu'on le méritait désormais, qu'on se le souhaitait car on on a vécu tout ça sans y arriver, qu'on s'adorait, qu'on tenait plus que tout l'un à l'autre. et j'y ai cru. cette demande, effroyable, inhumaine, alors qu'elle me voyait bien, sourire, épris de cette fille, et inversement, complices, que tout montait, doucement ou rapidement, que j'y allais et que j'en souriais car sûr de moi, enfin, après tant de mois à douter de tout.. et je renonçais, pour elle, en respect de ce que l'on était. lourd fardeau, colère intérieure, essayer de se raisonner sur des sentiments amoureux déjà présents, de s'empêcher de conserver sa morale et son code aussi.. cela aurait n'importe qui d'autre je l'aurai envoyé chier. mais elle. après tout ce qu'on avait eu, s'était dit, qu'on tenait à l'autre... c'était impossible de faire autrement..
je me mordais les doigts, me sabotait donc désormais, pour ne pas vivre cette histoire en laquelle je voulais pourtant. par respect. respect. la fille ne comprenait plus mon comportement. partir plus tôt des sorties qu'on aimait tant. mes paroles. mon attitude changeante du jour au lendemain. et mes retours, avant de me reprendre, tenir même si l'envie m'y poussait, mon désir m'y poussait, et elle me le faisait comprendre aussi.. respect...
les jours ont passé. elle est partie. loin. séparation difficile. se serrer dans les bras. se dire des mots tendres, laisser les silences passer car on n'avait rien à dire, on se comprenait sans les mots. impossible de se quitter. se cacher dans le noir pour masquer son visage.. se reprendre dans les bras, serrer fort, tu vas me manquer.. terriblement... oui. oui. mon dieu. c'est inhumain...
essayer de reprendre pieds. de ne pas se noyer. avec le cœur qui saigne. le mal au ventre. se dire qu'on a tenu, par respect, qu'on est un mec bien, que ça coûte quand-même, mais qu'on reste un mec bien..
et tomber. le lendemain. incompréhension. quand eowyn m'annonce, cruellement, au téléphone qu'elle est "prise ce soir". pas seule. plus seule.
tomber.
haine qui sort. colère démesurée. incompréhension. pourquoi ? pourquoi ???? tu m'as demandé quelque chose. et je l'ai fait. pour toi. pour ne pas te voir souffrir plus que tu ne le vivais déjà. tu le sais !!! alors comment peux-tu me dire ça ??? comment ??! tu n'en as pas le droit. pas après ce que tu m'as demandé !!! ce que tu m'as demandé de faire pour toi !!? tu te foutais de moi ??! tu voulais juste me faire mal ??! m'empêcher d'être heureux quand je le pouvais enfin !!?? et tu y as réussi et aujourd'hui tu me dis ça, par téléphone qui plus est alors qu'on court mensonge pouvait me faire patienter jusqu'à demain pour une explication claire et humaine.. est-ce là donc tout ce que je représente pour toi... ? un jouet avec qui tu peux t'amuser. sachant que je ne t'aurai jamais blesser comme je te l'avais dit...comme on se l'était dit...
elle me tue.
elle perce ce cœur qui battait, me montrant que mon geste pour sa demande ne représente rien, que mon sacrifice était vain, qu'elle n'avait cure de moi finalement, que ce qu'elle voulait n'était que se préserver elle, en attendant de trouver, pour elle, et que là elle se saurait sauver et non en détresse... lui éviter de souffrir quand-même cela voulait dire me sacrifier.. comment pouvait-elle.... comment pouvait-elle me faire ça.... ?
et depuis... depuis... je suis la peste et le choléra. celui dont on n'a plus besoin. du tout. celui qui reste en bas de la liste. qu'on ne voit qu'en coups de vent, entre deux rendez-vous, comptez les minutes, ne plus répondre au téléphone, faire comprendre que je suis de trop , que je lui gâche le paysage désormais... comment accepter tout cela... le vivre... qu'ai-je donc fait pour mériter pareil tourment de sa part.. après ce qu'elle m'a demandé de faire pour elle ? évidemment elle s'en détache, n'assume pas malgré ce qu'elle ose me dire
, elle ne s'en sent pas responsable et puis elle s'en fout, elle est amoureuse donc rien ne la touche désormais et ma vie lui importe si peu...
fin.