L'atelier

My Brenne

floating-tree.jpg

un arbre mort, trop lourd pour continuer à porter le poids des années, fatigué d'héberger ces petits êtres qui ne payaient pas de loyer autre que par bouts d'écorce grignottés, s'est effondré. Les temps le laissent sur sa couche, alangui à même cette eau qu'il se plaisait à taquiner du bout de ses branches. ils ne feront désormais plus qu'un et d'autres locataires ont d'ores-et-déjà emménagé ça et là, dans le bois creux, percé de coups de dents aigües et de rides végétales. il s'est effondré mais ne perd pas encore de son étendue, l'étang lui a cédé une place en vue, en bordure, attisant les regards qui lançaient pourtant déjà des pauses sur les hérons et autres foulques présents dans les roseaux alentours. l'orage est passé mais a laissé un souvenir à ce paysage banal il y a encore peu, sur lequel nombre ne se seraient arrêté plus de cinq minutes. dès lors, on stoppe les machines, on descend de voiture et on observe l'arbre mort, comme des badauds au-dessus d'un cadavre tombé là, dans la grande rue où l'on ne fait que passer sans jamais préter gare. on stoppe et on se plaît à découvrir ce qu'il cachait depuis des lustres, un coffre-fort derrière une nature morte, le long d'une route qui ne mène qu'à l'autre bout d'un village avant de s'en retourner. des tâches blanches et grisées apparaissent soudainement dans les eaux sombres et violacées, la nuit va tomber elle aussi, et les habitants du lac vont se nicher après un dernier aller jusqu'au prochain retour, demain, l'autre jour. Ceci est ma brenne, mon pays natal, celui qui me ressource et reste caché, hanté par les sorcières des histoires de grand-mères et de sa culture paysanne que l'on se plaît à dérouiller. les milles étangs, ma lande d'eau, la réserve enchaînée aux coups de feu des quelques poivreaux partis pour abattre le gibier, à la frontière des clôtures, là où ils ne peuvent plus chasser. ils gesticulent en silence, et décochent, subitement, une pluie mécanique ; créer la panique, ils tiraillent, pétaradent et s'en vont, un faisan accroché à leur ceinture, fiers du trophée qu'ils tendent à présenter si vous les croisez. mon objectif reste bloqué sur la bête et son oeil vitreux, désséché de souffle et d'envies, las des bruits continus de ces énergumènes alambiqués et patibulaires. je fais la sourde-oreille et le regard sévère, celui de la bête abattue. les voitures repartent et le calme reprend ses droits. les vagues sur le lac se sont apaisées et le silence vient bercer les réfugiés, restés blottis sous les branches de berge, de cet arbre mort abritant la vie. ma brenne, à bientôt à nouveau. my-brenne.jpg

23.3.06 14:20, Commenter

the unliving : journey of a common man

page 1 (vieille de presque 2 ans ok !!)





14.11.05 21:38, Commenter

labor omnia vincit improbus

7 Commentaires 12.4.05 01:17, Commenter

Photoblog

je me disais aussi qu'il manquait un truc, une envie non-faite, c'est fait. mon photoblog vient de naître, quelques photos prises ici et là, moments de vie, ambiance calme, lieux cultes, etc.

l'adresse : Absalomania

4 Commentaires 29.3.05 00:55, Commenter

babe 01

2 Commentaires 28.3.05 23:37, Commenter

Nez les fend



Alors voilà,
Dans la savane tout était calme,
Les autruches autruchaient,
Les lions lyonnais étaient au crédit,
Les girafes faisaient pouet-pouet en hochant leurs têtes,
Les singes mimaient marceau,
Et les hippos étaient à l’hypermarché.
Bref, tout était calme.
Ou presque.
Au fond, loin, deux petits culs dodelinaient tranquillement,
Éléphanteaux en maraude,
Ils croyaient passer inaperçus dans ce silence d’or
Ils se trompaient,
Et c’est bien connu.

Tournant le dos à la simplicité de la situation,
Les deux mômes se demandaient, c’est encore loin la baignade
Les pauvres, s’ils savaient, ils nageaient déjà dans la panade
Car à se balader comme ça, nul doute qu’un pisteur,
Chasseur d’images évidemment,
En profitaient pour les prendre en flagrant délit,
moralité,
Ne tournez jamais le dos la tête dans les nuages,
On surveille toujours vos arrières.

2 Commentaires 17.3.05 22:30, Commenter

bonne année

carte de voeux n°1
bonne année 2005

2 Commentaires 2.2.05 22:36, Commenter

The Mystic (unfinished)

13.7.04 21:06, Commenter

The Believer

2 Commentaires 13.7.04 21:05, Commenter

The Thinker

13.7.04 21:04, Commenter