depuis 2-3 semaines :
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la critique tarde à se faire, argh!
Il était temps de l'afficher, le palmarès 2005 des films qui m'ont le plus marqué. Allez hop hop, c'est parti :
1. Sideways, d'Alexander Payne
2. De Battre Mon Cœur s'est Arrêté, de Jacques Audiard
3. Layer Cake, de Matthew Vaughn
4. Paradise Now, d'Hany Abu-Assad
5. Star Wars Episode III, de George Lucas
6. Peindre ou Faire l'Amour, d'Arnaud Larrieu
7. Breaking News, de Johnnie To
8. Ma Vie en l'Air, de Rémi Bezançon
9. The Machinist, de Brad Anderson
10. Rois & Reine, d'Arnaud Depleschin
Tous ont su provoquer diverses émotions, à différents degrés, ils m'ont ému, fait hurler de rire, sourire, passionné, surpris, fait peur, frissonné, touché, pleuré (un seul). 2005 a été une très bonne année ciné, et sur la 50taine de films que j'ai pu allez voir au cinéma, ceux-ci m'avaient particulièrement marqué.
le palmarès en affiches :
et 2006 qui démarre déjà pas mal du tout, ça promet

ça faisait un moment que je pensais y aller, puis après avoir vu et revu les bandes-annonces je me disais que non, finalement, ça n'allait pasl 'air si intéressant, ou peur de se lasser, de ne pas accrocher. et puis, samedi matin, en rentrant de chez le peaceckanaliste je me dirige vers odéon en me disant, je peux me faire un cinoche, y'aura peu de monde. 1ère idée : la planète blanche. vite oublié vu que j'arrive après la séance possible et pas envie de courir. je regarde les horaires des autres films et me foculise sur Renaissance, séance de 11h. après m'être payé un chti kawa je m'installe confortablement dans la salle, je vais pas être dérangé, on doit être 7 à tout casser, toute chtite salle qui plus est, je me dis "parfait" pour apprécier. Je mets 2 minutes à rentrer dedans, 2 minutes car l'image présentée n'est pas facile/habituelle pour l'oeil et on peut se sentir un peu réticent avant de vite s'y habituer. et là, c'est banco.
Paris 2054. Ilona Tasuiev, jeune scientifique est kidnappée et le mystère reste entier. Par qui ? Pourquoi ? Comment ? aucun indice. Avalon, la société pharmaceutique qui l'emploie et domine Paris par des slogans sur les anti-rides va alors être le sujet d'enquête d'un flic aux méthodes controversées mais efficaces : Karas. Lui aussi, une énigme, un caractère fier et portrait de l'anti-héros, Karas trâine un passé huileux et montre une émotivité à l'identique de son appartement, isolé, froid et vide. Et pourtant. Après quelques découvertes et une liste de macchabées, le rythme s'accélère et le polar prend son envol, une course-poursuite dans ce Paris futuriste et labyrinthique, une histoire se crée, des secrets remontant en surface de tous azimuts, c'est une suite de surprises et jusqu'au dénouement je reste scotché à mon siège.
Karas devient très vite charismatique, l'ambiance, le design et la mise en scène n'ont rien à envier à un film "normal" et c'est la bonne surprise. Prouesse technique évidente, les frenchies aux commandes de cet astronef se sont défoncés pour obtenir un résultat qui mérite d'être salué. Lu ça et là des critiques négatives sur le contenu ou "l'âme" du film que je peux balayer aisément, si vous acceptez le défi technique, l'image 3D adoptée au dessin traditionnel et qu'un polar vous convient alors peu de chances d'être déçu. Le scénario, s'il n'a pas forcément un caractère original, se tient parfaitement sans sauter à pieds-joints dans le surréèl (parti pourtant facile puisque histoire dans un futur proche) et offre une réalisation qui nous emmène de surprise en surprise et va ainsi crescendo, et les dernières secondes sont pour le moins étonnantes quant à leur déroulement. Noir et blanc, 1h35, un film d'animation fait par des français, un polar, une dose de fantastique futuriste pour l'environnement, et voilà, on obtient Renaissance, assurément LA surprise de cette année et déjà l'un de mes films préférés 2006. Une seule question me reste en sortant : à quand les prochaines aventures de Karas ?

je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril ! je tiendrai jusqu'au 5 avril !
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hier soir je voyais truman capote (titre français pour capote jugé trop risqué/incompris). truman est au sommet de sa gloire, sa mine bouffie, son sourire et sa voix de jeune adolescent parsèment le tout new york de son expérience d'écrivain reconnu. un fait divers à holcomb, petite bourgade rurale, va déclencher un cataclysme chez lui et sa vie. une famille entière passe l'arme à gauche sous les coups de deux malfrats qui nient le crime commis mais sont pourtant bien vite désignés et jugés coupables. sentence : la mort. dès lors, capote va s'investir dans cette histoire qu'il veut sienne et sujet de son prochain roman (de sang froid) dont il parle déjà à qui souhaite l'entendre qu'il sera le meilleur qu'il écrira. le génie se met au travail et part enquêter, auprès de la police tout d'abord puis se stoppera sur l'un des criminels et déversera alors tout son savoir pour arriver à ses fins, connaître exactement ce qu'il s'est passé ce soir-là. une amitié à sens unique se lie entre les deux hommes, leur faisant tourner la tête mais également à ceux qui les entourent et si truman déclare faire son possible pour les sortir de là car il tient à eux, son dessein de connaissance macabre n'est pas loin derrière, à peine derrière un glissement de paupières. mais la relation va prendre une tournure inattendue quand une fois rassasié, il ne reste qu'une chose, que l'histoire de ces criminels se terminent et la sentence étant tombé, elle n'entend pas pour autant être appliquée de suite. 3 ans. 3 ans de la vie de ces criminels et de capote, l'ami démoniaque qui cherchera dans tous les interstices le détail pour nourrir ses lignes. son roman se veut vérité et fera sensation à n'en pas juger, mais voilà, l'attente devient longue jusqu'à son dénouement et les remords viennent à surgir.
époutousflant d'émotions, si ce film je le dis tout de suite n'est pas à franchement parler LE film de l'année il n'en reste pas moins un véritable bijou. du sens de la réalisation, de la photographie avec ses ambiances feutrées et bleutées disséminées ça-et-là, ses cadrages de visages et ses volutes de fumée, jusqu'au jeu, impeccable d'un philipp seymour hoffman saisissant et enfin à la mesure de ses capacités, truman capote est bigrement bon. je plonge dès les 1ères seconde et n'en ressortirait pas avant le générique, jusqu'aux musiques, présentes mais flottantes, l'attente de truman est la nôtre et on se plaît à voir descendre ce personnage cynique et monstrueux d'égoïsme, attachant, humain. je ressors de la salle non pas chancelant mais plus que satisfait d'avoir vu un très bon film.
Terrence Malick est un personnage atypique. il n'a tourné que 4 films depuis 73 alors que chacun a reçu une critique plus que positive et que les propositions pleuvent pour lui. lorsqu'il revenait à la caméra pour La Ligne Rouge en 1999 le tout hollywood était à ses pieds pour avoir ne serait qu'un rôle de figurant dans son film. le pépère s'en fout, il prend ce dont il a besoin, tourne ses scènes baignées de lumières et vire au montage la plupart des personnages ou remanie l'histoire en faveur de nouveaux. Et ça marche. la guerre à travers les yeux d'un bouddhiste sonne différente, et si la nature s'en mèle par-dessus pour montrer le contraste avec ce que les hommes en font c'est une claque sévère pour notre destin et nos desseins et notre durée sur cette planète. Il récidive avec The New World, narrant l'histoire d'amour entre john smith et pocahontas (jamais nommée dans le film) à la découverte d'une partie des amériques par les anglais. oppositions de deux mondes radicalement différents encore une fois, la "civilisation" dit monde-moderne (les anlgais) d'un côté contre la nature (les indiens). Malick s'attarde à faire monter les sentiments entre ces deux parties et tente de les unir via l'idylle qui se crée. un calme angélique avant la tempête, inévitable, tensions qui montent, jalousies, frustrations, séparations, affrontements. la nature est en colère et la pluie ne cesse detomber, le froid participe également, le conflit est là, chaque côté ne veut pas céder car il y va de sa survie et malick ne lâche rien, rien jusqu'au moment où le calme peut revenir en la présence de christian bale (qui par ailleurs vient sauver la situation face à un insipide colin farrell habituel). il y a de l'espoir, l'entente est possible, l'union peut se faire à condition de patience et de compréhension, des deux côtés, la confiance s'installe à nouveau, jusqu'au dénouement final. il ne restera que frustrations et bons moments en souvenirs, les personnages en bavent mais se relèveront, peut-être, c'est un cycle, la nature est ainsi faite et elle perdure face à ces petits êtres de chair.
si malick est l'un des plus grands réalisateurs de notre temps il perd ses spectateurs non habitués à un rythme visuel lent, contemplatif, sur un fond sonore spirituel et des images fixes. l'ensemble est cohérent et beau, voire magnifique de mise en scène, mais le rythme perturbe, là où la ligne rouge s'envolait dans ses bains de lumières diffuses et ses sonorités vocales, the new world reste sur sa position de neutralité et ne s'engage que trop rarement sur ses convitions. premier échec du maître ? non, loin de là, simple reproche, assurément son film qui m'aura le moins plû mais jamais lassé. malick continue son cinéma personnel et se fout d'un hollywood qui lui dépose de l'or à ses pieds, il ne perd pas son identité et ça, c'est énorme. respect.
Stephen Gaghan réalise Syriana, film politique et limite docu sur les investisseurs pétroliers et dirigeants de la CIA. Sur un rythme lent mais adéquat au profil qu'il veut dénoncer, gaghan nous offre le parcours de plusieurs personnages à responsabilités croisées et nous entraîne dans un univers qui n'a hélas rien de fictionnel. Machinations commerciales et stratégies d'état, on n'est pas à dallas mais c'est pourtant bien impitoyable. Constat sur ce que la vie humaine représente pour certains, des pions pour les uns, des excuses pour d'autres, quel que soit le choix, l'embarras reste posé là et jamais le scénario ne s'enlise dans son investigation, aussi compliquée puisse t'elle être.
Si en plus de message clair et militant l'écra nse voit accaparé par une poignée d'acteurs connus (de premiers plans et seconds) alors on ne peut que savourer le travail effectué. De Clooney qui se taille la part belle avec sa tronche charismatique, sa bedaine et sa barbe en passant à Matt Damon, qui enfin se fraye un passage sur le chemin des rôles à sa mesure, petit employé d'une société qui va grandir d'un coup et se trouver à conseiller un futur roi, sans oublier les jeffrey wright, christopher plummer et autres, ça n'arrête pas, un plan et hop on en décovure un autre, c'est hallucinant tout simplement et un régal car tous sont au diapason, pas une erreur de casting, de dialogues, le tout est enrichissant et prenant. je sors de la salle avec le sourire d'avoir vu un bon film qui rempli amplement, voire plus, son contrat. Assurément l'un des meilleurs films de ce début d'année.
prochain film à sortir de fincher, dans l'année, pas de date encore fixe mais je penche pour octobre. ça fait 2 régals. elle est bien cette année films

ça s'appelle comme ça, c'est signé marcus nispel qui a l'air d'un vrai déjanté, ça se passe au temps des vikings et de leur conquête, ça va entrechoquer deux peuplades, à savoir eux et les indiens, et ça s'annonce plus que frippant. ça faisait longtemps qu'on ne nous avait pas servi un film barbare avec un peu de dialogues, je vais me régaler. sortie le 25 octobre... p'tain, faut patienter...

nom de zeus ! ça vient de tomber et c'est pas une dépêche AFP. David Fincher, va porter à l'écran un comic-book intitulé Torso. Torso est l'histoire d'Elliot Ness d'après la séquence Capone. Les incorruptibles n'existent plus, ness revient à cleveland pour enquêter sur une affaire non-élucidée. Torso un serial-killer "s'amuse" à démembrer ses victimes et à envoyer des messages à ness pour qu'il l'arrête. Ness ne trouvera jamais le coupable malgré ses efforts et ceux de la police adjointe. BD réalisée par brian michael "daredevil/alias/powers" bendis et marc andreyko.
ça promet !
je ne sais pas ce qui me réjoui le plus, l'adaptation à l'écran de cette très bonne BD ou le fait que ce soit un fincher.