
The end of the year. Tough year. It's time to end this era of pain and else, and to begin a new one, with the strenght I learnt since years now.
Time to change, to move and to finally... be.
End of an era. time 19:15:37pm
Beginning of an era. time 19:15:59pm
(cover for annihilation 3, by gabrielle dell'otto)

Alors ça y est, le temps est venu...? pourquoi y mettre un point d'interrogation alors que la réponse est déjà là. le temps EST là. aussi vrai qu'il pleut dehors. ironie du sors ? sûrement vu que je ne crois plus au hasard.
après 3 ans, le temps est venu de nous dire adieu, de te voir disparaître de ma vie comme moi de la tienne. ces dernières semaines m'ont été éprouvantes, et je ne peux vivre dans l'idée de te voir partir, de plus en plus, sans qu'il ne me reste une place à tes côtés autre que celle de l'homme de l'ombre, celui que l'on ne voit qu'en secret, une heur un midi, quelques heures un week-end quand l'homme officiel est absent. ne pas le dire, toujours me cacher, et ainsi ne pouvoir me donner plus alors que je ne demande rien d'autre qu'une place officielle, dans la liste des invités.
peut-être ne suis-je plus intéressant, drôle ou si charmant comme tu pouvais encore me le témoigner pourtant il y a si peu de temps. mais alors, tout cela est parti ? vraiment. un week-end douloureux pour moi, un appel à envoyer, un retour qui ne rentrera pas. pas même le lundi qui suivra, le coup de fil ne s'est pas entendre, et les jours qui suivront resteront de marbre aussi. un mail en retour un jour, m'expliquant clairement que finalement avec ou sans moi cela ne change rien désormais, que je ne manquerai pas, que ce que l'on a partagé, amis, amants, sourires et autres ne comptent plus aujourd'hui. que tout cela est loin pour toi, toi qui a trouvé chaussure à ton pied, moi qui vient encore de me planter.
cette amitié serait morte un soir, pour qu'au réveil tu ne te souviennes plus de moi ? que mon quota de sympathie se soit envolé, véritable pied de nez à tes mots prononcés ? je ne peux que m'y résoudre, et les jours qui passent, ton silence, arrogant, me montrent que l'inéluctable est finalement bien arrivé. tu m'adorais paraît-il, enfin tu me le disais, je te rétorquais que tu me quitterai, que tu m'oublierai, que tu m'abandonnerai, et finalement, c'est arrivé, là, maintenant. tu me disais vouloir faire encore tellement de choses avec moi, ces cinés, expos et concerts, je ne sais plus, mais nous n'en avons pas fait une seule depuis son arrivée. j'ai été relégué, et la place m'aura été dérobé. d'autres sont arrivés, plus intéressants, forcément, je n'ai que 30 ans, célibataire, sans enfants. que puis-je vous apporter à vous deux, couple parents, cotoyant d'autre même type de gens ? dérisoire. je suis devenu rasoir.
le temps de l'adieu est donc là, même pas la possibilité de te croiser, une dernière fois, te voir et te parler, essayer de sauver ce qu'il y avait, mais je me bats contre un moulin à vent, tu me montres que tu n'en as plus envie, sinon tes signes de vie seraient toujours là, au moins un de temps en temps, là, je n'entends que les volets battants.. je regarde parfois ce téléphone, comme si il allait sonner, mais rien, plus rien ne le fait vibrer de ton côté, le silence, je dois commencer l'errance, à moins de tomber en pleine démence.
mal, si mal au dedans, de te voir partir, comme ça, sans un regard, un mot, comme si tu t'en fous, non pas comme si, tu t'en fous, c'est ce qui fait encore plus mal. te voir aujourd'hui si pédante, si sûre de toi, froide à mon égard, distante, ne plus hésiter à me rentrer dedans, tu sais que l'autre t'attend et te soutiendra, chose que tu n'aurai jamais osé faire avant, et tu fais comme si cela avait toujours été.. je pourrai presque en rire si cela ne m'avait pas blessé. moi. te souviens-tu de moi seulement ? celui qui était là, durant 3 ans. tout ce qui nous a uni, déchiré, tout ce que l'on a traversé, vécu, tout ces mots que l'on s'est dit en se quittant, se rendre heureux, mais rester là pour l'autre, toujours, on s'aimait tant, cela a disparu dès lors que tu l'as croisé, les belles paroles se sont envolées, et dire que tu te voulait rassurante, osant m'y faire croire, moi doutant, mais finalement près à le vivre ainsi, et aujourd'hui tu me dis "sors de ma vie"...
silences.
quel choix me reste-t'il aujourd'hui ? je ne peux plus te voir, ou seulement quand il n'est pas là, et cela est rare. qu'arrivera-t'il lorsque vous partirez sous le même toit, définitivement ? au-revoir ? je ne peux vivre ça, tu me blesses assez déjà, de me considérer comme le mendiant, le répugnant, pourquoi m'y avoir fait croire si ce n'est pour te servir de moi pour contrer ta solitude, me savoir là, à tout moment, même si absent, et maintenant, plus besoin.. ? je ne vois rien d'autre, et je t'en veux pour ça. je te faisais confiance, comme tu me le demandais, où est passée la mienne . . ?
haine.
alors silence, je ne peux te voir, tout se termine donc ainsi, en silence, sans mots sans regards, sans un dernier rire partagé, tu me fais un croche-pied, je me retourne et m'en vais, je te regrette amèrement, car j'aurai aimé partagé, encore, comme on se le disait, nos vies à nous rendre heureux. à nous voir heureux, ensemble chacun de son côté, je ne le verrai pas. l'adieu est là. tu m'as fait mal une dernière fois, le seuil m'est atteint, je ne le comprendrai pas.
adieu "petite soeur".

que faut-il faire pour un mot. que doit-on faire pour le mériter. un simple mot. un mot simple. merci.
faire ce que je peux. essayer. me botter le cul. ne pas être trop égoïste. donner aussi. le malaise est des deux côtés. souffrir mais vouloir s'en sortir. n'avoir pas la même souffrance. demander quelque chose qui paraît anodin, quelque chose qui ne semble pas demander beaucoup. qui semblait si facile il y a peu. un texte à envoyer. un texte qui touche. qui m'a touché. qu'elle devait me donner après me l'avoir lu, loin, en février. le texte. LE texte. les mots qui ont fait mouche. ceux qui ont ravivé la flamme et qui me montraient pourquoi je revenais. besoin de les lire, d'avoir ce texte, cette partie de moi que je n'ai jamais entendu avant ou après. un seul instant. besoin pour me deuil, avoir la preuve que je n'ai pas fait ça pour rien, qu'il y avait bien un enjeu sérieux, des projets, que je n'ai pas tout inventé moi-même. impossible. pour le moment. cela lui fait mal. de se replonger dedans, car elle veut l'édulcorer, une partie ne me concernant pas et donc non lue car écrite après, et un peu avant. cornélien. me faire souffrir de l'attendre ce texte ou te faire souffrir. prendre sur moi. une nouvelle fois. ne pas comprendre tout à fait, essayer en tout cas de le voir par ses yeux. alors après l'avoir demandé, puis redemandé, puis redemandé. je lui dis ok, marque une pause si tu ne peux le faire tout de suite.
mon deuil attendra donc..
mais pas un mot, pas un merci pour ça. regret de l'avoir dit finalement. ne vois-tu pas que je prends sur moi pour t'éviter une nouvelle fois d'avoir mal puisque tu me dis en souffrir de t'y replonger. mais ne vois-tu pas que je souffre de ne pas l'avoir. le temps était de ton côté avant, tu ne l'as pas fait, il ne l'est qu'encore moins après. à part patienter je ne peux rien faire de ce côté-ci de la barrière. que dois-je endurer encore pour que tu comprennes... ? cherches-tu à ce que je me lasse de toi. que je t'en veuille au point de plus pouvoir te pardonner ces simples gestes, ces petites choses qu'il t'est - semble-t'il - devenu tellement difficile de faire ? saches que tu prends le risque de ne plus me voir. du tout. car mon pardon s'il est encore vivace ne saurait patienter éternellement, je ne suis pas un asgardien...
un simple mot, un mot simple, merci..
ne plus lâcher la bride. tenir ferme. recommencer à se trouver. commencer à se refaire plaisir. déjà chez soit. se faire une peau neuve et construire sa défense à nouveau, perdue dans les dernières semaines.
c'est bon de se retrouver.
c'est bon de te retrouver cuirasse.
faire briller les épines pour ne plus s'exposer. endosser le casque pour ne plus ressentir les failles. afficher le rouge pour prévenir de l'instabilité et du degré de tranquilité dont j'ai besoin, attention, animal dangereux.
ne pas se fermer, juste se renfermer, un moment, pour se trouver en soit, caché au fond de tout ce remue-ménage, tout ce bordel, trouver la main à secourir, la mienne, tapie aux tréfonds. devenir limite schizo à se tutoyer soit-même, mais je prends soin de moi. à nouveau. ça a commencé.

après la tristesse et son moment passé encore il y a peu, la colère prend sa place. enfin. colère de l'incompréhension. colère de s'être cru précieux. important. mais personne ne l'est dans ces moments-là. personne ne l'est plus. pas moi. l'ex. impossible. deux entités qui se séparent, s'aiment encore, mais savent qu'elles le font pour se rendre heureux. séparément car ensemble impossible.
s'aider. entre-temps. replonger une nuit. s'en mordre les doigts le lendemain mais tenir bon. se sentir fort. aider l'autre. la soutenir. ne pas lui montrer de peurs ou de rage. rester tel que j'étais. essayer. y parvenir. se sentir bien. répondre à ses appels et la rassurer. la voir quand elle le demandait. répondre à ses mails. tard le soir. bribes de conversations. se faire sourire. en rire. se rassurer encore. la revoir car elle le voulait. la soutenir. croiser la route d'une fille. qui plaît. me plaît. sortir les soirs. rentrer tard. son regard. le mien. mais être toujours là pour eo' si elle appelait, était en crise de jalousie malgré ce qu'on savait. ne pas l'abandonner. jamais. parler. parler de cette fille. se disputer. comprendre qu'elle n'est pas prète pour ça. trop tôt. en rajouter des caisses pour me le faire comprendre.
me demander l'impossible. mais respecter sa douleur. l'aimer encore peut-être. la respecter surtout. renoncer à son bonheur. s'en ordre les doigts le soir. le lendemain. et les semaines qui suivront. être là pour elle. la soutenir. jusqu'au bout. le bout ? elle me le plante dans le dos. en profiter de son côté. ne pas se l'interdir. ne pas en parler non plus tout de suite. attendre d'être sûre d'elle. de lui surtout. garder une carte en main. l'avoir compris désormais. s'en mordre les doigts. depuis cette annonce. annoncée de manière dégueulasse. blessante. simple pourtant de l'avoir fait autrement. non. plus maintenant.
la voir se sentir forte. la voir le savoir. se voir descendre en bas. la voir me regarder d'en haut. avec dédain. détachement. se moquer. m'enfoncer. ne faire aucun effort. ou si peu. glisser sur la pente des au-revoir soudains. des inutiles du jour et de demain. la voir s'éloigner. me faire comprendre qu'elle ne se retournera pas. savoir si je suis ou pas. me faire disparaître. hurler que je ne comprends plus. que ce jeu est triste. me faire passer pour un dingue. m'ignorer. me rappeler quand elle a besoin. m'ignorer quand j'ai besoin. ne plus me rappeler le lendemain. ni le surlendemain. nouvelles du nord. froid dehors. chercher l'abri. l'hiver sera rude. elle devient dure. colérique. sans émotions à mon égard. me protéger. m'ouvrir. me refermer. perdre pieds.
se sentir seul. abandonné. même si je comprends. la voir s'éloigner. me faire comprendre que je ne vivrai que dans l'ombre. car impossible de le croiser. avoir trop donné. pour en voir un autre ramasser. et s'éloigner. laisser monter sa rage. libérer sa colère. incompréhensions. des deux côtés. plus facile du mien. logique. je suis moi. l'encourager malgré ça. s'en reprendre d'autres par-dessus. haïr. laisser monter. se relever. rappeler. revoir. non. oui. si. finalement non. oui en fait. pas prévoir. jamais. plus jamais. ça ne changera pas. c'est comme ça. me dit-elle. s'éloigner. se revoir ou pas. après. après quoi. perdre ma place. la laisser la remplir. me perdre. ne plus se voir. souffrir. souffrir d'aimer. de ne plus aimer. de ne plus être. être. loin. proches. identique. en retard. important. désuet. colère. tristesse. rage. haine. pleurs. mais colère encore. ne plus lâcher. laisser monter. monter. se préparer. refermer les cœurs. planter le décor. les cuirasses. les épines. pas touche. ne plus s'approcher. souffrir. en souffrir. aider ma colère. ma colère m'aidera.
c'était pourtant si simple. ne rien avoir dit. pour ne pas avoir à le montrer. avoir dit. et ne pas/plus le montrer. perdre pieds. gagner son écorce. se venger. en sourire. rire de l'avoir imaginer. se trouver au-dessus de ça. au-dessus d'elle. rester le même. qu'elle ne m'abîme pas. plus. laisser monter. je finirai bien par y arriver.
Une semaine. à peine. quelques jours. parti à la campagne me reposer, essayer de me ressourcer, de reprendre vie, de laisser couler. mais tout me rattrape. et ma mère qui s'emmêle. la veille du départ. me rafraîchir la mémoire sur qui je suis pour elle. sur ce que je fais de ma vie. sur ce que j'arrive à en faire. pour elle ? rien. je gâche mes chances, ma vie. elle avait rencontré eowyn une fois. et elle lui avait plu. rien d'étonnant, tout allait (presque) bien entre nous. elle a su marquer les esprits. aussi rapide qu'ils fussent. bref, ça m'a pas franchement aidé.
me lever en pensant à elle, ne pas passer à autre chose de la journée. pendant 4 jours. sensés me reposer. impossible. rien ne lâche. comme si il fallait régler ça au plus vite. mais je déguste. je m'en mange plein la gueule. tout simplement. mon esprit ne décolle plus, ne s'éprend plus de rien, subit, encore et encore, à ne pas en dormir des nuits, à ne rien éprouver d'autre qu'une tristesse sans relâche, jamais coupée, sans pause.
je rentrais aujourd'hui. curieux de savoir si elle était parti finalement à un rendez-vous important, boulot, j'appelle, elle est dans le métro, me dit à dans 10 minutes. j'en laisse 20, je rappelle, elle peut pas elle rentre en rendez-vous, elle me dit à tout à l'heure au téléphone. je patiente, je rentre enfin chez moi après avoir galéré dans les embouteillages des taxis. je rappelle, répondeur. répondeur encore. je prends mon mal en patience. mal. oui. mal de ne pas l'entendre malgré tout ça. envie de l'avoir au téléphone un peu, ou de la voir un moment, même court. se contenter des miettes. il ne reste que ça. mendier. mais même ça, ça ne marche pas. elle ne rappellera pas. elle enverra un simple mail, de 3 lignes, me disant qu'elle n'a pas le temps aujourd'hui pour un café et manifestement pas non plus pour me le dire par téléphone. l'ordi n'était pas branché. j'ai donc rappelé ne voyant pas de nouvelles de sa part. elle me dit de regarder mes mails, la voie lointaine, ailleurs, et je commence à lui expliquer que j'aimerai la voir. aujourd'hui donc pas possible, l'autre est revenu, donc il reprend sa place, place que j'ai pu "remplir" la semaine dernière où elle n'allait pas et où il n'était pas là. le Absalom est toujours bien dans ces moments-là, il dit jamais non, il sert encore un peu donc. mais aujourd'hui, il n'a plus sa place.
elle me propose demain midi pour déjeuner. je lui rappelle qu'elle m'avait dit, elle, la semaine dernière, qu'elle irait faire les magasins avec moi vu que je pensais changer de look, et bien besoin de son oeil là-dessus, elle qui sait me mettre en valeur. oublié. je ne suis même plus étonné, juste dépité. elle me dit qu'elle doit voir un de ses potes, tombé malade plus tôt qui du coup part vendredi ou je ne sis pas quand, et donc seulement possible de le voir demain avant son retour. bye-bye shopping. elle me dit qu'on peut finalement se retrouver demain matin, dans mon café fétiche, mais dans son quartier, à l'autre, celui dont je ne peux dire le nom. mon café. mon café fétiche. elle me nargue, me montre qu'elle n'a cure de ma souffrance vis-à-vis de ça, qu'elle s'en fout, ne s'en préoccupe pas. elle sait que je n'ai pas le choix si je veux la voir un peu. elle sait que je dois accepter ça, de souffrir d'être là-bas, de les imaginer à chaque coin de rue, à s'embrasser ou se tenir la main, à dîner, dans un quartier que j'avais fait mien depuis mon arrivée à paris. que je lui ai fait découvrir. qu'elle a appris à aimer. et qu'elle s'accapare désormais car il vit là-bas. je répugne à y retourner mais j'ai trop mal de ne pas la voir. amour de merde. tripes de merde. je me hais pour ça. de devoir m'aviliser pour si peu. me contenter de ça. passer une journée ensemble ? ah non, elle a d'autres choses à faire, pleins, elle me case quand elle peut, veut, je ne peux pas prévoir à l'avance, les week-ends sont désormais proscrits, les soirées également, ça ne laisse pas beaucoup de place, de choix, je ne peux que subir, jamais décidé sans en souffrir. dire non, va te faire foutre, je t'emmerde ou quelque chose du genre. et pourtant ça bouillonne à l'intérieure. je sens que ça commence à venir. enfin.
fini sur une engueulade. un "tu me fais chier de sa part. peut-être qu'on devrait tout simplement arrêter de se voir un moment, et après on verra. si ça ne te convient pas c'est comme ça parce que moi je ne changerai pas". discours qu'elle ne me tenait pas il y a encore si peu. j'étais soit-disant important. quelqu'un qu'elle "aimait", puis qu'elle appréciait énormément, mais quelqu'un de précieux, etc. etc. etc. et là, après quelques jours, après son retour, je disparais, je ne suis plus que l'homme de l'ombre, celui qu'on ne voit qu'une fois de temps en temps, en coup de vent toujours, et ne jamais rien prévoir. jamais. me montrer que plus rien ne la touche de mon côté, qu'un appel à l'aide un soir ou un après-midi ne lui importe plus, oh mon portable était sur silencieux, ou je me suis dit que ça allait mieux aujourd'hui, qu'hier c'était hier.. l'aurait-elle vérifié ? non. cela ne la touche plus. elle me montre que je ne suis plus grand chose, que la porte est grande ouverte, que la fin est proche, et qu'elle ne tardera plus à me jeter dehors comme un malpropre. étonnant. après tout ce que l'on a vécu. toutes les difficultés de nos vies, de ce que nous avons vécu chacun de notre côté, tout ce que l'on s'est apporté, ce que l'on a traversé, et ses mots, tout s'efface, en quelques jours, quelques phrases, blessantes, attitude de dédain, je deviens insignifiant.
je n'attends qu'une chose, la fin. j'attends ma colère. celle qui ne laissera rien derrière. vouloir en profiter jusqu'au bout, avant l'orage, la tempête, pour à mon tour ne plus rien ressentir pour elle, plus rien. monte monte monte. mais ne retombe pas. je ne ferai pas parti du harem des ex qu'elle traîne en le niant.
j'attends la fin. celle qui m'en sauvera. duchesse avait raison finalement. si elle tombe amoureuse à nouveau, elle me laisserait tomber, sans états d'âme, sans un regard pour voir si je suis ou si je vais bien, elle ne se retournera pas. je ne pouvais la croire. pas avec ce que l'on avait vécu. je comprends seulement maintenant que duchesse voulait me sauver et non me faire du mal..

Incompréhensions. encore. j'explique pourtant ce qui me blesse, mais chaque phrase est prise comme une agression. ne plus savoir où donner de la tête, ne plus savoir quoi répondre par peur d'une nouvelle agression quand bien même elle n'en serait pas une.
fuck.
ça ne paraît pas si compliqué pourtant. surtout quand une semaine plus tôt tout allait dans ce sens. depuis ? impossible. forcément. elle est en position de force et 1) oublie bien vite comment elle était il y a peu 2) me voir la ramène à ça justement. solutions simples : aucun contact ou un minimum avec toujours ce ton si brutal au téléphone et les leçons de morale. son nuage lui fait oublier bien vite ce qui se passait une semaine plus tôt. je n'en reviens pas, je ne comprends pas même comment on peut agir de la sorte. et pourtant je persiste à vouloir la voir.
vouloir la voir ne me donnera que des frustrations car je n'aurai plus ce que j'avais. elle peut rester sur la défensive autant qu'elle le veut elle n'a plus rien à perdre de mon côté donc elle se lâche, me fait comprendre comme elle est forte et décidée mais elle n'arrivera pas à me faire croire qu'elle l'a toujours été, du jour au lendemain, comme ça parce que son éducation est faite ainsi. je cite. elle qui inventait tout et n'importe quoi pour ne serait-ce qu'avoir un mot de moi, que je lui donnai en toute connaissance de cause et parce que je prenais soin d'elle malgré nos distances. oublié tout ça. je ne suis qu'un chien que l'on met désormais à la niche ou dehors parce qu'il mouille le parquet ou demande à manger. l'animal de compagnie n'est plus utile pour divertir semble-t'il. et le chien ne veut plus être un chien, laisser libre court à son côté félin, se laisser reprendre le dessus, hérisser le poil.
se refaire les crocs, apprendre à mordre et à griffer si le territoire est menacé, laisser du temps, ne plus se laisser maîtriser, ne plus se laisser approcher pour une caresse de damoclès, garder sa rage un moment, le temps de se rassasier, le temps qu'il faut, pour panser les plaies, et s'assagir, s'apaiser sciemment, mais avant, ne plus se contrôler, laisser tout sortir, hurlant, lâcher les rugissements, cracher sur la main tendue qui cache le bâton,
jusqu'à en faire abstraction, oublier.
l'oublier.
au-revoir "petite sœur".
Rien ne vaut un sourire, d'une parfaite inconnue, pour faire revenir le mien.
tout va mieux depuis quelques jours, il était temps de se reprendre, et d'analyser tout ça. c'est chiant, long, mais au final c'est positif. surtout là.
y'a du bordel partout autour de moi, à l'intérieure surtout, mais c'est le jour du rangement, et ce week-end sera parfait. il était temps de sortir ses griffes, de refaire ses marques, sans uriner partout, mais délimiter son périmètre, son lieu de vie et les "nons" adéquats. ça fait du bien de se voir sourire et de se sentir mieux. voire bien.
la suite ?
tu retournes une carte mais ce n'est pas la bonne. ou du moins tu le crois. en te penchant dessus tu remarques un coin abîmé, normal, c'est l'usure, mais c'est aussi une marque, laissée-là par un événement, tu remontes à sa source, et tu vois la scène. tu en prends une autre, décidé à garder le sourire qui ornait ta figure en te levant, la nouvelle n'est pas mieux, elle est déchirée au milieu, on ne voit plus le personnage affiché, les couleurs sont passées, on distingue le chiffre, l'année peut-être, ou le nombre de sources en rapport. toujours est-il que tu n'es pas satisfait, tu en repioches une suivante, mais la pile ne te donne aucune carte neuve, ce sont des secondes mains, elles ont toutes leur histoire, propre ou sale, tu jettes le paquet mais la sueur de tes doigts en conserve une et le reste n'est pas tombé loin. une se pose sur tes cheveux, une autre tombe sur tes jambes allongées et ainsi de suite, tu es entouré, tu as beau les balayer elles reviennent, une brise légère les ramènent à ta vue. tu te mets à hurler : "j'en veux plus !" mais elles ne répondent pas, elles sont là, c'est tout.
une crise. balèze. ça faisait longtemps et apparemment c'est pas fini. shrink me bouge et ne lâche pas le morceau, quitte à relancer si un silence se pose. un comble. réveiller un mort de son sommeil, une personne morte pour moi pour qui je n'ai plus de pensées et les ranimer. voilà qu'il se prend pour lazarus maintenant. le hic c'est qu'il s'agit de ma sœur ok. la faire revenir dans ma vie ? après des années de rien, de conversations forcées ou de politesse, d'appels dérisoires pour faire comme si, de sourires lors des réunions familiales et faire plaisir aux parents. elle joue le jeu, la complicité est là pendant ces moments avec d'autres membres de la famille mais c'est le vide béant quand il ne reste plus que nous deux, face à face, seuls avec nos phrases sur d'autres thèmes qui ne rencontreront pas d'écho. alors quoi ? il voudrait que je me souvienne de mon enfance avec elle, le pourquoi elle ne fait plus parti de ma vie depuis longtemps ? mais il le sait tout ça, il a ses raisons de la faire, que je ne comprends pas aujourd'hui encore, et s'amuser à me lancer sur le parallèlisme d'avec mes ex n'est pas vraiment drôle non plus.
on ne choisit pas sa famille, j'ai choisi mes amis et ils m'importent plus, ma soeur je l'ai déjà trouvé et je n'en veux pas d'autre, celle qui en a le sang ne l'est pas, je ne partage rien avec elle, quand bien-même j'ai essayé plusieurs fois sans succès, j'ai laissé tomber il y a longtemps aussi celà. et forcément mon entourage, ma soeur d'âme plutôt, s'en mange les conséquences. je suis devenu dangereux, une bombe à retardement qui explose comme ça, sur un clic, un mot, une attitude, un rien qui s'amplifie et dégénère.
motivation pour continuer. il y a une lumière derrière tout ça, et d'un côté ça se calmera de l'autre j'y verrai plus clair. bilan final je serai gagnant là-encore. continuer donc, ne pas s'arrêter.
la nuit peut tomber, j'ai mon manteau vert, la chance me sourira, et j'ai une lumière.