Voilà. c'est fini. se retrouver dans un café. conversation lancée. malaise. malaises. continuer. ne pas sombrer. garder la tête ouverte. garder son calme. parler. écouter. broncher mais ne pas grogner. expliquer. accepter. rétorquer. comprendre. patience.
départ du café. déjeuner. chez elle. conversations autres. se détendre. un peu. faire comme si. ne pas y arriver. de son côté. coup de fil. avoir mal d'entendre les mots. qui ne m'ont jamais concerné. différents. oui. on est différents lui et moi. bouffée d'air. moi le chieur. l'amant de rêve. l'amour traumatique. le copain en or. parler. se blesser. écouter. s'entendre. se faire sortir les vers du nez. en pleurer. des deux côtés. parler. comprendre. choix impossible. perdant. gagnant. féminin ou masculin. s'éloigner. cracher sa valda pour savoir ce qui se passera. garantie sans SAV. tenir l'un à l'autre. ne plus réussir à se le montrer. se heurter. se rassurer. avouer nos craintes. les miennes. voir l'avenir. ne plus comprendre. toujours là ? pourquoi s'en aller dans ce cas ? parce que ça ne passe pas. on se fait mal. je souffre. je souffre aussi de ta non-présence. pire encore. jalousie et ce que tu y voudras. ne plus se voir. c'est lâché. décision. sans remède à cette maladie. s'oublier. torture de ne plus s'appeler ni se voir. ne plus rien savoir. ne plus rien avoir. l'un de l'autre. hurler sa douleur. ne pas cacher son malaise/mal-être face à la situation, merdique, dans laquelle on se retrouve. comprendre que c'est fini, pour de bon, qu'il n'y aura pas de retour. et que le temps va s'écouler doucement dans les prochaines semaines. fin du rêve et des croyances du on ne se séparera jamais, tu es bien trop important pour moi... mais voilà tu n'y arrives pas, à concilier soit-disant ta sincérité et ton naturel, ou peut-être que tu n'assumes pas pleinement de revoir ton ex en cachette, même si il n'y rien de malhonnête là-dedans... triste de faire ce constat, que finalement tu ne tiens pas que ça à moi, qu'un effort t'es impossible, je sens ma colère monter désormais, colère de te voir me demander de te laisser, pour aller bien, toi et moi, et me faire croire que l'on se retrouvera mieux après, mais je sais déjà l'avenir dans ces cas-là, on ne revit jamais en arrière, les personnes/choses que l'on sort de nos vies se font remplacer, et le passé demeure ce qu'il est, du passé. je ne crois pas à l'avenir dans ce genre de cas, je n'en ai aucune preuve qu'il fonctionne, mon expérience me l'a montré, depuis mes 16 ans, pourquoi y croirai-je aujourd'hui, mes espoirs sont morts depuis longtemps, les gens qui se séparent ne se revoient plus, ils ne font que se croiser, comme des fantômes, lors d'une soirée avec beaucoup de monde. on sortira des banalités sur ce que nos vies sont devenues entre-temps, on se dira même à bientôt, c'était trop sympa de te revoir, mais les téléphones resteront éteints. je connais la chanson. si l'impulsion n'était pas là aujourd'hui, elle ne le sera pas plus demain..
c'est un adieu, même pas un au-revoir, tu lâches des larmes sur le port de ta porte, me serre fort dans tes bras, mais plus rien n'y fera, tu me brises le cœur une nouvelle fois, celui qui t'a tant aimé, en ami, amant et amoureux. le tiercé ne prend plus, je dois sortir de ta vie. je buvais tes mots malgré mon rejet de ne plus y croire, tout ceci n'était pas faisable, mais tu y mettais tellement du tien que je finissais par y croire... et aujourd'hui.. je me prends le retour dans la tronche, la porte qui se ferme, les yeux qui se brouillent d'avoir pleuré de nous voir séparer. croire en l'avenir après ça. que les meilleurs amis du monde ne peuvent réussir à rester proches, dans le pire des cas, au pire moment pour l'un et au meilleur pour l'autre. tu n'es plus seule, tu peux avoir confiance, tu as quelqu'un près de toi désormais. moi je me retrouve seul, à ne plus pouvoir me confier à qui que ce soit, face à moi-même, simplement. ne plus compter sur personne, ils ne viendront pas pour me soutenir un soir, c'est dans le besoin que l'on se rend compte de ses amis, les miens n'ont pas tant de valeur que ça finalement... et ça fait bien mal de le voir aujourd'hui.
devoir affronter ce moment douloureux, seul, et loin de toi qui plus est, qui me changeait les idées, tes conversations et tes opinions, si enivrant, intéressants, curieux, tout cela disparaît.. ta simple présence, un jour ou un autre.. tout cela disparaît.. s'affronter soi-même désormais, et seul pour se changer les idées. se poser. réfléchir, se comprendre, apprendre à vivre ainsi, arrêter d'espérer, tuer ses illusions, tout cela ne fait finalement que se rendre malade plus qu'autre chose. se bâtir sa cuirasse et méditer pour s'en sortir et pour le reste...
tu me manques déjà. me couper un bras. perdre racine, ces échanges et ton sourire, ton rire et tes goûts, dire adieu à tout cela... et je devrai positiver...
monde de merde.

samedi 15 septembre.
il est 18h09. j'émerge à peine. une soirée la veille avec des collègues de clopes dans un resto-bar habituel. passer la soirée à nous payer des bières et des cocktails. je ne sais même plus ce que j'ai pris. les discussions allaient bon train, j'ai même souris, un moment, avant de replonger dans la vodka servie là devant moi.
La soirée se finit tard, je rentre en taxi avec duchesse, pas raisonnable de prendre la voiture. et pour aller où ? je ne sais même plus où j'habite, je me sens tomber, bercer par les lumières de la ville et des voitures autour. froid, chaud. bourré. complètement. duchesse me parle, essaye en tout cas, mais rien de personnel, mes mots ne sortent plus, j'attends d'arriver, besoin d'air, de tomber.
la semaine a été horrible, je ne trouve plus de mots pour la définir. je rencontrais quelqu'un après ma séparation d'avec eowyn, je reprenais enfin goût à la vie, soignant mes blessures, mes attentes disparues. mais elle revenait. à la charge. presque tous les jours. textos, mails, coups de fil, moue pour me montrer à quel point elle souffrait de notre séparation. une demande de sortie par-ci, une autre de dîner maison par-là. nous étions si proches encore,
et l'on s'était promis de prendre soin l'un de l'autre. et puis le jour est arrivé. je me sentais bien, et cette fille en face de moi qui me montrait que elle aussi, qu'on se plaisait, qu'on voulait se découvrir, continuer à sortir, impossible de s'en passer désormais et toujours ses sourires, partagés, ses yeux qui pétillent, ce corps qui m'appelait, qui dansait pour moi, je reprenais vie, j'avais oublié le reste, tout.
Eowyn m'appelait un soir donc, pour nous voir, sa voix tremblante, hésitante, besoin de me voir, pas bien, évidemment que je venais, évidemment, vu ce qu'on avait été, ce qu'on désirait rester, prendre soin l'un de l'autre. et les discussions partaient, pudiques presque, et le moment arriva. scène de jalousie, intense, sur cette nouvelle venue dans ma vie. questions, allusions, reproches, et puis la demande, ne pas tomber amoureux, pas maintenant, trop tôt, ça lui ferait mal, trop mal me fait-elle comprendre, m'imaginer moi, avec une autre, en train de faire l'amour, de partager tout ce que nous avions, être heureux aussi peut-être. jalousie malsaine. culpabilité malsaine. jouer sur les mots pour s'en sortir tête haute. oser demander l'impossible. critiquer pour enfoncer. sans connaître. refuser l'évidence. mais me le dire quand-même. en raison de ce que nous avions. savoir que je suis comme ça, et en abuser, montrer sa souffrance pour obtenir de moi l'impossible. l'impossible. et pourtant. je suis comme ça. prendre soin. me sacrifier. parce que je suis comme ça et qu'elle m'avait tant apporté, que l'on s'était dit tant de choses, que ça ferait mal de la voir mal, même si je trouvais enfin le bonheur, une chance de l'avoir, à quelques centimètres de le toucher...
Renoncer au bonheur personnel. demande inhumaine, mais quand on la voit tel qu'elle le demande, mal, si mal, qu'on se remémore le moment où elle pétait les plombs au téléphone en février, nous qui nous étions si apporté... on s'encourageait à trouver le bonheur,
car on se disait qu'on le méritait désormais, qu'on se le souhaitait car on on a vécu tout ça sans y arriver, qu'on s'adorait, qu'on tenait plus que tout l'un à l'autre. et j'y ai cru. cette demande, effroyable, inhumaine, alors qu'elle me voyait bien, sourire, épris de cette fille, et inversement, complices, que tout montait, doucement ou rapidement, que j'y allais et que j'en souriais car sûr de moi, enfin, après tant de mois à douter de tout.. et je renonçais, pour elle, en respect de ce que l'on était. lourd fardeau, colère intérieure, essayer de se raisonner sur des sentiments amoureux déjà présents, de s'empêcher de conserver sa morale et son code aussi.. cela aurait n'importe qui d'autre je l'aurai envoyé chier. mais elle. après tout ce qu'on avait eu, s'était dit, qu'on tenait à l'autre... c'était impossible de faire autrement..
je me mordais les doigts, me sabotait donc désormais, pour ne pas vivre cette histoire en laquelle je voulais pourtant. par respect. respect. la fille ne comprenait plus mon comportement. partir plus tôt des sorties qu'on aimait tant. mes paroles. mon attitude changeante du jour au lendemain. et mes retours, avant de me reprendre, tenir même si l'envie m'y poussait, mon désir m'y poussait, et elle me le faisait comprendre aussi.. respect...
les jours ont passé. elle est partie. loin. séparation difficile. se serrer dans les bras. se dire des mots tendres, laisser les silences passer car on n'avait rien à dire, on se comprenait sans les mots. impossible de se quitter. se cacher dans le noir pour masquer son visage.. se reprendre dans les bras, serrer fort, tu vas me manquer.. terriblement... oui. oui. mon dieu. c'est inhumain...
essayer de reprendre pieds. de ne pas se noyer. avec le cœur qui saigne. le mal au ventre. se dire qu'on a tenu, par respect, qu'on est un mec bien, que ça coûte quand-même, mais qu'on reste un mec bien..
et tomber. le lendemain. incompréhension. quand eowyn m'annonce, cruellement, au téléphone qu'elle est "prise ce soir". pas seule. plus seule.
tomber.
haine qui sort. colère démesurée. incompréhension. pourquoi ? pourquoi ???? tu m'as demandé quelque chose. et je l'ai fait. pour toi. pour ne pas te voir souffrir plus que tu ne le vivais déjà. tu le sais !!! alors comment peux-tu me dire ça ??? comment ??! tu n'en as pas le droit. pas après ce que tu m'as demandé !!! ce que tu m'as demandé de faire pour toi !!? tu te foutais de moi ??! tu voulais juste me faire mal ??! m'empêcher d'être heureux quand je le pouvais enfin !!?? et tu y as réussi et aujourd'hui tu me dis ça, par téléphone qui plus est alors qu'on court mensonge pouvait me faire patienter jusqu'à demain pour une explication claire et humaine.. est-ce là donc tout ce que je représente pour toi... ? un jouet avec qui tu peux t'amuser. sachant que je ne t'aurai jamais blesser comme je te l'avais dit...comme on se l'était dit...
elle me tue.
elle perce ce cœur qui battait, me montrant que mon geste pour sa demande ne représente rien, que mon sacrifice était vain, qu'elle n'avait cure de moi finalement, que ce qu'elle voulait n'était que se préserver elle, en attendant de trouver, pour elle, et que là elle se saurait sauver et non en détresse... lui éviter de souffrir quand-même cela voulait dire me sacrifier.. comment pouvait-elle.... comment pouvait-elle me faire ça.... ?
et depuis... depuis... je suis la peste et le choléra. celui dont on n'a plus besoin. du tout. celui qui reste en bas de la liste. qu'on ne voit qu'en coups de vent, entre deux rendez-vous, comptez les minutes, ne plus répondre au téléphone, faire comprendre que je suis de trop , que je lui gâche le paysage désormais... comment accepter tout cela... le vivre... qu'ai-je donc fait pour mériter pareil tourment de sa part.. après ce qu'elle m'a demandé de faire pour elle ? évidemment elle s'en détache, n'assume pas malgré ce qu'elle ose me dire
, elle ne s'en sent pas responsable et puis elle s'en fout, elle est amoureuse donc rien ne la touche désormais et ma vie lui importe si peu...
fin.
le vide. les heures ont passé, et les jours ont suivi. et la tension est montée. les nerfs se sont resserés. et les larmes ont coulé. le vide. ce vide grandit doucement, par doses, et puis d'un coup, brusque, brutal, sans sembler s'arrêter. les images m'inondent. tout ce qu'il n'y aura plus. tout ses sourires, son rire, nos sorties, et tout ce que l'on aimait faire en commun. oui il y avait des défauts, des problèmes, qu'on a pas su surmonter ou apprivoiser, mais il y avait aussi tout ce qu'on aimait. et tout arrêter, du jour au lendemain. comme ça. sans transition. elle ne veut plus me voir, car se dégoûte de ce qu'elle a fait, de ce qu'elle m'a fait, elle se traite de tous les noms, se flagèle et ne peut se pardonner chaque fois qu'elle y pense. alors me voir, moi, le douleur ambulante, je suis la victime et le bourreau, quand bien même je ne veux pas lui faire mal. la croiser dix secondes au bureau, elle descendue pour me voir mais occupé avec duchesse me racontant son congrès. pas vue, ou 3 secondes derrière cette porte. elle souriait mais le reste de la journée ne sera que mails de travail et quelques questions auxquelles je demande des réponses. mais je ne la verrai pas. elle me fuit.
alors comment faire... ? il n'y a rien à faire, je ne peux rien faire, si ce n'est souffrir. tout est fini. il n'y a plus rien de nous, à quelque nivea uque ce soit manifestmeent. je ne suis qu'un vecteur de douleurs, que je le veuille ou non et quoi que je dise ou fasse ça ne changera rien. elle refuse de m voir pour ne plus me faire de mal mais elle m'en fait pourtant en me fuyant comme ça, restant silencieuse et cassant ces jours et semaines que nous passiosn ensemble. ne serait-ce qu'un appel, un texto sympa ou un mail je ne sais plus... l'impression de mourir, que le monde autour s'est écroulé, silence partout, sauf dans la tête, qui hurle, qui hurle qui hurle. sans s'arrêter. une bouteille y est passée, moi qui ne bois presque pas, et ça ne m'a pas suffit, même pas la gueule de bois le lendemain matin. je meurs à petits feux sur une route que je ne comprends plus. le désert autour. elle était beaucoup, à commencer par ma meilleure amie, ma confidente, avec qui je partageais tout. mais à qui parler désormais.. ? j'ai fait serment de ne jamais révéler notre relation à mes amies proches, qui sont hélas mes collègues. les autres ne sont pas dans mes confessions car c'est comme ça. on choisit ses ami(e)s et les miens sont proscrits. impossible de se déverser ou ne serait-ce que communiquer là-dessus. je dois tout garder ou l'écrire, mais ça ne remplace pas les paroles dites haut, qui soulagent. les séances ? oui mais on ne réagit pas de la même manière. cette personne n'est pas là pour vous rassurer ou quoi que soit du genre, elle vous laisse mariner, vous sombrer. l'impression d'être maudit. de réaliser que j'ai mal choisi. que de son côté il ne se passe pas la même chose aussi, ses ami(e)s sont là si elle voulait, elle peut leur parler. elle. les miens sont maudits. alors je reviens sur ce blog pour me soulager. j'en ai marre de ce mal au ventre, de ces larmes qui coulent sans s'arrêter dès que la porte est claquée quand je rentre. de ces cris dans la tête que je n'arrive pas à stopper. quelle situation de merde où je finis perdant quoi qu'il se passe.

c'était hier. hier soir. la soirée se terminait. on venait de se faire un resto dans le quartier qui m'est désormais nouveau. café commandé. discussions sur mes potes. et ça démarre. la conversation s'emballe pour arriver sur "nous". où ? où nous trouvons-nous ? instant-T. les sourires des minutes précédentes étaient tombés, et à leur place les masques du mutisme et de la négation. je n'existe pas. il n'y a pas de réponse. alors "nous". payer et partir. vite.
dehors. elle parle. pas dans un resto merde. merde oui, mais impossible de te laisser filer sans me parler. je n'existe pas. je suis indéfinissable. l'ami, l'amant, le mec. elle ne répond pas, il n'y a rien. ces mois passés ensemble, elle qui est revenu me chercher. elle qui m'a montré ses changements. et surtout ses mots. ses mots qu'elles n'avaient jamais dit, proscrits, "couple", "ensemble", "bien avec toi" et autres "tu me manques dès que je pars". et là, ils n'existent plus. elle les rayent, comme si elle ne les avait jamais prononcé. et pourtant ces mots sont sorti et les mots elle y fait plus qu'attention. paranoïaque du mauvais sens, origine non-assumée, les mots elle les espionnent. elle nie. tout. bloc. masque. fuite surtout. les mots s'envolent mais les écrits restent. relie tes mails, je te ressortirai tes textos si tu veux même, tes cartes postales, les photos. non rien de tout ça n'existe, c'est faux, je ne l'ai jamais dit ou fait. la conversation n'en est plus une, je me retrouve face à un bloc de granit qui ne veut même plus voir ce qu'il s'est passé entre nous. je tombe des nues et surtout une pointe me plante le coeur. elle nie tout ces mois et même notre quotidien. je suis une ombre finalement, imprésent dans son temps. et pourtant.
deux semaines chez elle, pour cause de mon déménagement/emménagement à problèmes, aura suffit à tout terminer. pourtant, la solution était là, proposée, sérieusement et je me rappelle très bien ce qu'elle disait. côté coupable de me demander de partir, elle, pour squatter chez une de mes amies. c'était pourtant simple. elle ne voulait pas. point. tout va aller me disait-elle, juste un moment exaspérant. oui ok. patience donc, plus que 4 jours. de trop.
une semaine sans la voir. sans explications, si je n'avais pas demandé je n'en aurai rien su. que tout était fini. comme ça. claquement de doigts. je dois deviner. elle m'évite donc, ne pas me voir, ni même me parler, donc ne pas répondre téléphone, textos, mails. et puis pour couronner le tout elle me reproche de faire la gueule alors qu'elle ne dit rien et que quelques jours encore avant le week-end on se voyait tous les jours, se parler au moins une fois au téléphone, soirées, etc. depuis des mois. et plus rien, du jour au lendemain. refus de parler. même de dire pourquoi ou un simple "ne t'inquiète pas". rien. il faudra la pousser pour le savoir. et puis c'est elle qui relance, par mail le lendemain même, déstabilisant, la veille elle me servait la morale sur le "silence radio" à respecter de ma part. mais elle relance tout de suite. puis le lendemain encore. mail à nouveau. une blague, un sourire. et une envie de parler au téléphone alors que je me dépêche de raccrocher pour ne pas être traité de harceleur. je n'y comprends plus rien. comportement en dents-de-scie.
et puis hier. le resto tient toujours ? oui bien sûr. c'est parti. et le choc.
je n'ai jamais existé, ces mots non plus, nos faits, encrés pourtant sur nos courriers échangés, tout celà des ombres, comme moi. que devenons-nous ? quelle est ton attitude désormais face à moi ? que dois-je faire pour ne pas être une plaie plus importante ? je lui fais mal au ventre me dit-elle, une boule qu'elle sent quand elle me voit, un dégoût. je suis la peste et le choléra. mais c'est pourtant elle qui m'a rassuré lundi par mail, elle encore qui m'a embrassé en arrivant chez moi hier soir. elle mène sa barque mais ne voit pas que son bateau prend l'eau, que son masque est tombé depuis des lustres et qu'elle ne trompe personne avec ses sourcils froncés et son regard froid. tu as peur ma puce, une relation qui dure, s'approfondie, mon dieu, il tient à moi, serai-je à la hauteur et surtout va-t'il m'aimer comme au premier jour ? et combien de temps ? va-t'il arrêter de me regarder. risque !!! fuite, éperdue, vite couper le cordon, surtout ne pas rester à essayer de comprendre, d'être patiente, et réagir au quart de tour et violemmenet à chaque remarque faite. si seulement tu arrêtais de regarder ce qu'il n'y a pas pour enfin voir ce qu'il y a. ça oscille entre la colère et les larmes, d'une seconde à l'autre, je suis l'échec d'un projet qui n'existe pas, ainsi que celui qu'on ne veut pas perdre, je suis le salaud et le gentil, le faible et le fort, l'ami, l'amant, le mec, peu import, je suis tout et surtout rien. elle préfère vivre avec ses "morts" plutôt de voir le vivant que je suis en face d'elle. je suis le non-mort mais le non-vivant aussi. fantômes du passé qui la hantent, et bloquent tout ce qu'elle peut attendre. panique.
les échanges sont ponctués de silence courts, pas de regards ou si peu. ses mots me frappent et me transpercent, implacables. la situation est sans issue. il n'y aura jamais de réponse, juste un "rentre tu vas prendre froid" quand je sors dehors la rattrapper pour lui dire ces mots que je ne dis pourtant à personne, et qu'il n'y a que la peur là chez elle.
je rentre, seul et perdu, largué, dans tous les sens, et sans réponses. qui suis-je ?
fin du monde. et pour un bon moment...
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